Dernières nouvelles

Jour 11: mardi 17 juillet – 325km

Les moustiques nous ont gâché la nuit, par leurs piqûres pour les uns ou par le cillement pour les québécois. Les visages sont tirés. La toilette est fortuite. Les gendarmes sont curieux. Ils profitent d’un petit cadeau gourmand, non réclamé.

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On se met en piste dès 8h30. Il nous reste 40km de digue non asphaltée avant le poste frontière. Jumper n’aime pas ça, il broute. Les phacochères courent plus vite.

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Jumper refuse d’avancer. Le sable de la veille a engorgé ses injecteurs. Il repart, il s’arrête et demande de l’aide à Joli Boxer qui atèle pendant les 30km qui restent.

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En quelques encablures le paysage s’est totalement modifié. Les désert de sable n’est plus. Le delta du fleuve Sénégal irrigue la plaine environnante. Le parc du Diawling est un espace dans lequel des quantités d’oiseaux migrateurs, venant du grand nord viennent nidifier. C’est en saison d’hiver chez nous, mais là nous sommes en été. Il y a des nids mais pas d’oiseaux. Des phacochères nous surprennent de partout. Des cultures maraîchères, puis de riz font place à l’aridité des sols.

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La sortie de la Mauritanie nous  coûte quelques Ouguiyas, certains ne sont pas budgétés. La sortie devient épique quand Jumper franchit la barrière poussé par tous ceux qui voulaient soulager le garde barrière ! On rentre en territoire sénégalais en passant le pont levant, qui est baissé, sur le fleuve Sénégal.

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Les formalités de police sont vite expédiées. Le passage à la douane nous préoccupe. Un dossier avait été établi pour être reconnu en tant que convoi en transit humanitaire. C’est chose faite après une attente angoissante. Le chef douanier nous informe enfin que nous pouvons bénéficier d’un passe-avant du délai que nous voulons. Il nous félicite et nous remercie pour nos actions humanitaires.

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Il nous faut maintenant panser les plaies de Jumper. La ville de Saint Louis n’est pas très loin.  Le goudron est tout lisse. Boxer est toujours très ardent pour remorquer Jumper. On retrouve l’ambiance africaine dans les villages animés qui se succèdent les uns aux autres. On confie Jumper dans les mains d’un mécanicien qui remédie sans hésitation au défaut d’injection. De ce côté-là, c’est gagné. Pour l’amortisseur c’est tout autre. Nous faisons confiance au mécanicien qui nous propose un plan « africain » ! Le diagnostic est formel, il faut changer l’amortisseur. Il n’y a pas d’amortisseur disponible sur zone.

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Rien ne nous arrête, on file à Dakar. On arrive chez Sylvie à 3h30. Ouf, on va pouvoir dormir.

C & B

Jour 10: Lundi 16 juillet – 215km

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Nous nous réveillons au son des vagues, ce qui nous motive pour nous mettre à L’eau. La plage est un lieu de repos pour notre matinée qui nous incite à la farniente.

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La journée d’hier a été trop éprouvante sous la tempête de sable. Le vent est retombé.

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Nous prenons la route en début d’après-midi, sans nous presser car il n’y a pas trop de kilomètres à avaler, compte tenu des autres jours. La traversée de Nouakchott au GPS compense l’absence des pancartes. La route qui file au sud est en travaux et elle est déviée par la gauche et par la droite. Bien entendu nous prenons celle de droite pour respecter le code de la route. Bien mal nous en a pris, voilà Boxer ensablé ? On dirait qu’il aime ça. A coups de pelle, à coups de sacs de jute, à coups de pousse d’une colonie d’enfants et de remorquage on en sort malgré tout sans perdre trop de temps. Il n’est pas étonnant que la route soit en chantier, le bitumage est en option. Il faut slalomer entre les nids de poules que l’on dirait creuser par des autruches.

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Des paysages magiques aux couleurs changeantes inspirent à la polychromie. Le désert est changeant, sa monotonie est trompeuse. La présence humaine se densifie, la végétation réapparaît tant bien que mal.

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Les amortisseurs de Boxer et de Jumper sont soumis à de rudes épreuves. Boxer se manifeste au niveau de l’antérieur gauche par des bruits suspects. Nous atteignons Keur Macène après avoir longé les dernières dunes de sable rouge. Le goudron n’est plus. C’est une piste, qui nous emmène sur la digue qui longe le fleuve Sénégal. Nous sommes très en retard sur l’horaire. Le campement que nous voulions rejoindre dans la réserve du Diawling ne répond pas au téléphone. La nuit nous prend. Un barrage de gendarmerie nous oblige à un dernier arrêt, après en avoir subi un nombre surprenant que nul ne pourrait compter sur les doigts de la main. Arret qui sera en fait un lieu de bivouac. La sécurité est rassurante. Nous dormirons là : Dans les véhicules pour Claire, Zitoun et Guillaume. Sous la moustiquaire à la belle étoile pour moi.

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Les gendarmes nous souhaitent bonne nuit !

B.

Jour 9: dimanche 15 juillet – 530 km

Nous organisons notre journée pour que nous puissions être à l’heure devant un écran de télé. C’est jour de gloire pour le foot, ce sera jour de galère pour nous. D’abord la sortie du Maroc. Auparavant nous prenons soin de ravitailler Boxer et Jumper. Le gazole coûte 8,6 dirhams le litre. On se rappelle qu’un euros c’est 11,2 dirhams au cours officiel.

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Nous sommes pratiquement les premiers à nous présenter devant les barrières qui s’ouvrent devant nous. Il est 9h et on quitte à 11h30. Inutile d’expliquer pourquoi un délai aussi long pour ne pas être désagréables avec les services de tout poil : Douane au scanner, douane au guichet, douane au tampon, police nationale, gendarmerie royale, gendarmerie prévôtale. Mais, c’est gratuit. Mohamed ARTOURO, un transitaire, que nous avions contacté auparavant, est fidèle au rendez-vous. Il est conseillé sur différent forum du net pour faciliter le passage de la frontière Mauritanienne. Il nous pilote pour franchir le fameux no man’s land, zone de non droit, apatride et inhospitalière. Nous slalomons entre les carcasses de voitures abandonnées et des dépôts de tout genre. Mohamed nous fait signe de s’arrêter pour négocier le passage. Il nous précise qu’aujourd’hui c’est dimanche, que le colonel des douanes responsable du poste est en repos et qu’il n’y a personne pour prendre les décisions concernant l’entrée des ambulances. La Mauritanie n’accepte pas l’importation de matériel sanitaire !! Comme nous sommes en transit, c’est possible, mais il faut une escorte douanière qui coute 500€ par véhicule. Les escorteurs sont en repos et il faudra attendre demain. Mohamed nous dit qu’il peut négocier un passe-avant des véhicules, mais pour cela il faut dire que nous sommes touristes, et que nos véhicules sont des camping-cars. On commence par la case visa. Que c’est long ! Le vent commence à sortir son fouet. Il faut nous protéger du sable et du soleil. Claire et Zitoun se confectionne des chèches de fortune. Attente pour les empreintes digitalisées et pour la photo numérisée. M…. ce n’était pas la peine d’en amener Et encore attendre l’étiquette numérisée qui ornera nos passeports. Ouf ! L’agent consulaire oppose la signature qui personnalise sa fonction.. Pendant ce temps-là Mohamed palabre avec les douaniers. Les visas sont prêts. Il faut maintenant les faire tamponner par la police des frontières pour nous donner accès au territoire mauritanien. Le plus dure reste à faire avec la douane. Il y a les véhicules et leur contenu à faire passer. Les douaniers jettent un œil discret mais très furtif sur les chargements de Jumper et de Boxer. On nous fait ouvrir des colis qui nous pourrissent la négociation. Le vent devient brûlant et le sable nous burine le visage. On a hâte de sortir de là. L’heure du match avance. Il nous reste à prendre une assurance pour la voiture. Mohamed tient une liasse de documents en mains, et nos passeports, pour permettre de pénètre à Boxer et à Jumper de franchir la barrière. Alors ça se complique, Mohamed demande sa part de butin. Il serait indécent de dire combien on a déboursé. Mais il fallait bien récupérer nos documents pour bouger !

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La route de Nouakchott nous est ouverte, il est 15h. On ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Le nuage de sable est épais. Le vent, le vent, toujours ce vent qui pénètre tout. Les vitres des véhicules sont fermées. Il fait au moins 45°C à l’intérieur, sans climatisation.

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Le match est annoncé. Les villages sont très éloignés les uns des autres. On les aperçoit à peine du bord de la route. On essaie dans l’un, pas de TV ! On essaie un autre, on évite de peu l’ensablement. On stoppe à la station-service après 100km de route. Mais on n’a pas fait de change. En Mauritanie on commerce en ouguiyas. La monnaie a été dévaluée en début d’année ? Il y a les anciens et le nouveaux Ouguiyas, mais on ne sait pas quels sont les uns et quels sont les autres. C’est pas grave il y a une salle avec un téléviseur. Un vingtaine de personnes assistent au match.

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Il y a des pro-croates et des pro-français. Le score est déjà de 2 à 1. Et puis il y a une coupure de réseau. L’écran est noir. L’image revient et le score affiché est de 3 à 1. Nouvelle coupure. Le main-tenancier de service, grimpe sur une chaise pour atteindre le décodeur qui déconne. Bien joué, le score s’est alourdi 4 à 1. Vivement la prochaine coupure pour que la France fasse un vrai carton. La fin de match est palpitante quand Hugo Loris crève l’écran. Ce but là on le voit. ON EST CHAMPION DU MONDE. L’assistance se lève et on vient nous serrer les mains. On reprend la route sans tarder. Il va bientôt faire nuit. La tempête de sable redouble de violence. On devine la route.

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On croise quelques véhicules qui nous indiquent que la route est bien là. Des dunes se forment sur la route, il faut passer à travers, sans prendre gare. On reste prudent bien qu’un peu insouciant. Il est 22h quand on arrive à Nouakchott. Nous avions prévu Nicolas, le gérant du campement des sultanes, de notre arrivée. Un immense plat de poisson garnis de brochettes de sole et filets de capitaine nous attend, avec tous les accompagnements nécessaires.

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Petite précision : la consommation d’alcool est interdite en Mauritanie. Nous prenons enfin possession de nos couchages sous une khaïma tout au bord de la plage.

B.

Jour 8: samedi 14 juillet – 292km EL Argoub.

Aujourd’hui c’est jour de fête nationale en pays étranger. Nous sommes étrangers à la nation. Nous consacrons une grande partie de la matinée à faire un bilan de notre première semaine de périple. Question finance, le budget carburant dépasse les prévisions. Boxer et Jumper sont plus gourmands dans le désert !  On les privera de dessert.

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Nous avions préparé un stock d’une vingtaine de fiches de Police, mais notre stock diminue car les contrôles se multiplient. Qu’à cela ne tienne, Dakhla est derrière nous et nous maintenons le cap plein sud. Des villages émergent du sable, l’urbanisation du désert est en marche. Des constructions flambant neuves incitent à la sédentarisation, mais la vie semble ailleurs. Des zones pavillonnaires sont viabilisées, des lampadaires sillonnent les rues vides, les mosquées dressent leur minaret encore aphone, des administrations royales attendent leurs usagers. Tout est prêt pour que des habitants viennent s’y installer. La crise du logement n’existe pas dans le Sahara occidental !

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A El Argoub, nous prenons à droite et nous dirigeons vers l’océan tout proche pour faire une pause pique-nique sur la plage. Des chameaux regardent la mer qui moutonne. Des moutons observent des chiens qui se chamaillent. Le vent nous cingle de son sable blanc, tel un papier de verre sur une face à polir. Le sable blanc est fin, plus fin que le chauffeur qui mène Boxer a l’ensablement.

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Les pêcheurs à la ligne moulinent des leurres dans l’espoir de piéger un poisson nourricier. Nous reprenons la route.

Le désert change d’aspect, il blanchit. Le vent hurlant, balaie le sable sur la route et des congères sont en formation. Les pylônes électriques ont disparu, la circulation se raréfie. Nous sommes seuls à des kilomètres à la ronde quand nous franchissons le tropique du cancer.

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Foutu cancer qui nous pique un peu trop !…. Et ce vent, toujours ce vent venu de l’océan pour nous rafraîchir et soulever le sable en poussière. Il faut cramponner le volant pour maintenir Boxer et Jumper dans la bonne trajectoire. Le désert nous inspire, le désert nous attire, le désert nous aspire.

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Bir Gandouz n’est plus très loin, c’est là que nous nous posons ce soir, tout près de la frontière mauritanienne.

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B.

Jour 7: Vendredi 13 Juillet – 585 km

Le vent souffle son air marin au campement bédouin. La tagine d’hier soir n’a eu aucun effet néfaste sur notre transit intestinal. Le petit déjeuner servi par Mourad est apprécié au plus haut point par Claire qui ne mangera plus rien du reste de la journée. Zitoun fait valoir ses compétences d’électricien pour faire du dépannage, mais nul ne pourra juger de son efficacité parce que le groupe électrogène refuse de démarrer. Boxer nous refait le coup de la roue dégonflée. Mais, en moins de temps qu’il en faut pour lire le journal du jour, la roue de secours est à son avantage tout comme il faut. Nous reprenons la N1 sans nous attarder.

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Bien nous en a pris car un chantier immense est en cours de réalisation. L’autoroute qui démarre de Tanger s’achève actuellement à Agadir, mais elle devrait rejoindre Dakhla prochainement. Cela oblige à quitter le goudron pour utiliser des voies de déviation plus ou moins bien carrossable. Nous apprécions la qualité des suspensions hydrauliques de nos 2 véhicules qui ne nous montrent aucun signe de lassitude et qui ne secouent en rien les dos fragiles de leurs occupants. Il y a bien par ci par là quelques dromadaires qui traversent notre route sans attendre que l’on soit passé. Ils font cela tout nonchalamment, sans blatérer, pour retrouver les copains de l’autre côté.

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Nous faisons un arrêt-déjeuner à Boudjour. Pas de chance ! C’est vendredi, jour de prière. La quasi-totalité des magasins est fermé. Mais, un boucher est demeuré ouvert. On a l’impression qu’Allah veillait sur notre estomac. Nous commandons des côtelettes de mouton que le préposé à la cuisson s’empresse de faire griller sur la braise. Claire préfère en rester à son petit déjeuner. Avec Zitoun et Bilou, nous n’avons pas trop de nos 10 doigts pour porter les côtelettes entre nos maxillaires, le supérieur et l’inférieur, et décharner la viande de son os attachant.

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Bref, la N1 défile son ruban linéaire dans un décor magique. Depuis ce matin le vent souffle fort et rafraîchit l’atmosphère. Il faut chaud dedans, mais nous nous couvrons dehors. De temps en temps des dunes de sable obstruent notre horizon. Les chauffeurs sont contraints a beaucoup de vigilance pour éviter l’ensablement fatal. Rien de tout cela ne peut nous arriver.

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Le désert nous dévoile ses paysages dénudés et majestueux. Nous longeons l’océan jusqu‘à Dakhla. Dakhla est une cité balnéaire très fréquentée.

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B.

Jour 6: Jeudi 12 Juillet (St zitoun) – 450km

Notre chef de convoi a annoncé hier soir  son intention  de prendre la route à 6h30 ce matin. C’était sans compter sur le fait que son équipe est essentiellement composée de marmottes qu’il faut tirer du lit… Dans les faits, après le réveil, le café, les toilettes, le pliage de bagages, un petit tour au garage pour l’entretien de Jumper et Boxer ( le lavage des parebrises, souflage de pneus…) un tour au bureau de change pour alimenter la trésorerie… et une derniere visite chez notre hôte qui nous a reçu royalement pour le thé, nous avons pris la route  après 10h… à l’heure de Sidi Ifni, quoi!

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La traversée de L’anti atlas s’est fait sans encombre avec un regard nouveau grâce au explications de Milouda… Les cactus et des oliviers que nous voyions étaient en fait des  figuiers de Barbarie et des arganiers… Seules ressources naturelles de la région avec le tourisme intérieur.

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Au fur et à mesure des kilometres, les montagnes somme toutes verdoyantes, laissent la place à l’arridité du dessert. La végétation mais aussi la faune change…

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Cela fait quelques heures que nous roulons dans cette cette zone désertique quand … Tan tan… On croise une usine odorante de sardine!!! Nous sommes en fait à quelques kilometres de l’océan que nous ne quitterons plus de vue pendant plus de 200km. Un pique nique sur la plage s’impose.

1E9E6545-C870-4738-BBAE-9A52D30F58C9Une seconde  étape, pétanque + café s’improvise sur la falaise…

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Les paysages sont magnifiques, les villages sont de plus en plus petits, les dunes de sables apparaissent sous nos yeux…

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Ce soir nous sommes entrés en territoire Sahraoui… le repos nocturne se fera sous tente bédouine…

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Nous nous posons la question de faire une escale de 24h ici… demain nous avons 7h à 8h de route… La nuit et la digestion de la tajine de dromadaire porteront conseil…

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C.

 

Jour 5: Mercredi 11 Juillet – 575km

Maroc

La soirée d’hier soir, à El Jadida, s’est achevée par la victoire des bleus. On nait en finale ! Le bruit des vagues a bercé notre nuit. Une chambre pour 4 personnes avec un seul lit : il faut le faire ! On l’a fait.

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Au moment de partir, Boxer s’est dégonflé. Il faut de l’air. Zitoun et Bilou s’enquièrent de trouver un compresseur. Pendant ce temps-là Claire et Bernard arpentent le boulevard Mohamed VI pour se faire tirer le portrait. Bref, la matinée est bien entamée quand le convoi se met en route.

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On retrouve la nationale 1 sans coup périr. Le paysage se désertifie de plus en plus. D’immenses plaines céréalières sont dénudées de toute verdure. Au hasard d’un détour, on fait l’achat d’une pastèque bien rafraichissante.  Sachant que le prix d’une pastèque est de 2 dirhams le kilo et que l’on a déboursé 17 dirhams, quel est le poids de la pastèque ?

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Jumper et Boxer donnent des grands coups de colliers pour franchir l’Atlas. La descente sur Agadir se fait tout schuss.

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Les champs de tomates se multiplient, le chant du muezzin s’amplifie. Il ne reste plus qu’a rejoindre Sidi Ifni, là où Milouda et Rabiaa nous attendent. Ce sont les sœurs d’Abdel, un collègue prof d’elec de Zitoun.

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Nul ne saura quel accueil nous a été réservé afin de ne pas faire de jaloux. Demain sera un autre jour.

B.

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Jour 4: Mardi 10 Juillet – 450 km (jour de match)

La nuit fut courte, le réveil matinal. Nous avions rdv ce matin à l’embarcadère à 7h30 pour un départ à 9h. Le petit dej fut vite sauté tout comme la barrière fermant la cuisine commune de l’auberge…

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Arrivés à l’heure au port, nous nous mettons dans l’interminable file de 4 voitures pour passer la douane. Les équipages sont organisés pour qu’il y est des personnes d’expérience douanière et/ou linguistique dans chaque véhicule … Zitoun et Bilou dans Jumper avec le matériel perso, Bernard et Claire dans Boxer avec le matériel paramédical… les camions avancent, Jumper est le premier à se faire ouvrir le derrière, il sont passés comme une lettre à la poste (pas un chronopost du samedi à st gilles croix de vie ;-) ) puis c’est au tour de Boxer de se faire éventré gentiment … les douaniers espagnols épluchent plus les papiers que le contenu du camion… <es prohibido… no puedes… soïs humanitarios…  es solamente por tourismo aqui…  debe ir a Algesiras… la proxima ves…> ha oui la proxima vez ?…  ok on y pensera!… Mais là on peut passer ? Si,si !  Aller hop, on file sur le bateau !

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C’est parti pour une traversée de moins d’une heure… On en profite pour compléter notre petit déjeuner. Zitoun et Bilou ressentent le besoin de prendre des « mer calme ». C’est aussi le moment et l’endroit pour passer au bureau des douanes Marocaines. 4 Glacial d’un coup, ça jette un froid et ça fait marrer les douaniers. Nous on a l’habitude. On porte fièrement un  nouveau tampon dans notre passeport.

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Une heure de décalage plus tard, nous voici sur le sol Africain, en territoire Marocain. Les ambulances sont interdites sur le sol Marocain si elles ne sont pas dédouanées! Il nous faut l’autorisation d’un chef qu’il soit étoilé, gradé ou en costume. On ne sait pas trop qui fait quoi ni qui prend les décisions. Finalement nous sommes en transit seulement  sur le territoire et nous avons un dossier béton avec tous les documents nécessaires. Quelle préparation efficace de Bernard ! Armés de patience, de sourire, de quelques blagues, de cartons ouverts,  Bernard reconnu cardiologue, et nous reprenons la route…

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L’autoroute est monotone et les effets du « mer calme » se font ressentir même chez ceux qui n’en ont pas pris ! La pause s’impose… Mais il reste de la route… on choisit une prendre la nationale…  en quelques virages, nous nous retrouvons dans un autre monde… ça y est c’est ça l’Afrique ! Celle qu’on connait, celle qu’on reconnait, celle qu’on aime…

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Jour 3 : Lundi 9 juillet – 530 km

Cap plein sud vers Tarifa. Mais auparavant il faut sortir du village. L’arrivée hier a été périlleuse dans le dédale des petites rues pas très larges et des balcons en saillie pas très hauts. Il faut bien s’adapter à tous les obstacles et les franchir sans encombre. Jumper et Boxer sont conciliants.

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Nous retrouvons très vite l’autoroute. Après plusieurs dizaines de kilomètres de chaussée ascendante puis descendante, nous retrouvons la plaine andalouse. Zitoun est dans sa région identitaire, c’est-à-dire que nous ne voyons que des Oliviers à 360° autour de nous.

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Un arrêt pique-nique à l’ombre, au bord d’un grand lac nous invite à la farniente. Le soleil andalou n’épargne pas ses calories. La traversée de Seville n’a rien à envier à celle de Bordeaux d’avant-hier. Le Guadalquivir coule ses eaux troubles que nous surplombons depuis un pont magistral. Les cultures maraichères et autres cultures irriguées, défilent à perte vue. Nous franchissons facilement les montagnes qui se noient dans la mer d’un côté et dans l’Océan de l’autre.

Le rocher de Gibraltar trône fièrement sa majestueuse silhouette toute Britannique devant nous. Nous faisons halte à Tarifa. Nous réservons le ferry pour demain. Le continent africain nous fait face juste de l’autre côté : il nous attend. Nous faisons un petit tour sur la plage pour admirer le coucher de soleil. Il est tard mais Claire, Bilou et Zitoun ne résistent pas à l’idée de piquer une tête dans l’eau salée. Quant à moi, Bernard, je médite !

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Jour 2 : dimanche 8 juillet – 730km

Jumper et Boxer ont sagement passé la nuit dans une cour voisine, sous la garde sécuritaire du propriétaire des lieux, un colonel bien vigilant. On démarre à 9h après que Gérard nous ait confié une bouteille d’un apéritif de roi. Il commence à faire chaud.

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Les kilomètres défilent.

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La frontière espagnole n’est pas un obstacle pour nous, ni pour personne d’ailleurs. Il est prévu que l’on fasse un arrêt ravitaillement. On s’arrête du côté Mirenda de Ebro, mais, sans ravitaillement, c’est dimanche et le dimanche est sacré en Espagne ! Un sandwich type SNCF à la station-service de Vitoria, fait l’affaire. On est pressé on mangera mieux ce soir. La pancarte ONA, nous rappelle que Seiches est le port d’attache de PAA (Ona est une ville jumelée avec Seiches). On contourne Burgos. La route est toute droite dans une plaine sans relief, si l’on excepte les clochers des églises ou de la cathédrale de Salamanque.

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Notre point de chute a été réservé par Laure, à La Casa de Mi Abuela à Aldeanueva Del Camino. La piscine à proximité est bien venue pour rafraîchir des corps transpirants la sueur après 12h de voiture sous la chaleur espagnole. Dans des conditions comme ça Claire affirme que si c’est ça l’humanitaire, elle veut bien en faire son métier !

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